REVUE DE PRESSE
Allemagne : IG Metall mobilise pour la semaine de 28 heures et un nouvel accord salarial


Négociation obligatoire : 3 choses à retenir des Ordonnances Macron


Licencier, c'est facile et c'est pas cher


Inégalités : Les riches tirent-ils l'économie ?


Harcèlement sexuel : un fait unique, une réparation double


Aux prud'hommes de Lorient, plus de la moitié des conseillers sur le départ


Réforme de l'assurance-chomage : trois questions autour d'une surtaxation des CDD courts


[Le progrès en tête !] Toutes et tous au rassemblement militant du 3 octobre


Flexibilité de l'emploi : les perdants du modèle allemand


Nokia : 600 emplois sont menacés


Nouveau plan social chez Alcatel/Nokia


Travailleurs pauvres en Allemagne - Ce qui nous attend ?


BAISSE DES APL : La CFDT demande au gouvernement de renoncer


Pole emploi : quand le privé prend les choses en mains


MORT DE SIMONE VEIL


Loi Travail : 'C'est une réforme inquiétante et désespérante'


"Passer à la hussarde sur le Code du travail, ca ne marchera pas"


La CFDT devient le premier syndicat auprès des salariés du privé au niveau national, devant la CGT


Elections dans les TPE : la CGT recule mais reste en tête


22ème rapport sur l'état du mal-logement en France 2017


Temps de travail : 2017, une année test pour le dialogue social


Le compte personnel d'activité (CPA)


Relever l'âge de départ à la retraite: bon pour le PIB, inefficace sur le chomage


La réduction du temps de travail : une bataille de longue haleine


Ensemble, remettons la réduction du temps de travail au cœur du débat public


Grève du 31 mars : à la CFDT, la base se rebiffe contre Laurent Berger


Attention Danger - Mobilisation le 31 Mars


Le Symétal CFDT Sud Francilien s'oppose au projet de loi de réforme du droit du travail


Droit du travail : une réforme directement inspirée de propositions du Medef et de la droite


Goodyear : d'une violence l'autre


Neuf mois de prison ferme contre d'anciens salariés de Goodyear


PRISON POUR LES GOODYEAR


Valls et le retour du plafonnement des indemnités prud'homales


France-Taux de chomage au plus haut depuis 18 ans


La CGT s'inquiète du prolongement de l'état d'urgence


LA SANTE DES SALARIES


Le jackpot du patron d'Alcatel relance la polémique sur les "parachutes dorés"


INSECURITE à BOULOGNE- BILLANCOURT


Nouvelle offensive pour reconnaitre le burn out comme maladie professionnelle


Macron décrète la modernisation générale


Les cadres décrochent après... 52 minutes de réunion


Retraites complémentaires: les syndicats se mobilisent, le Medef recule


Quand Renault diminue les effectifs... malgré les annonces d'embauches


Dialogue social : la piste de l'expérimentation


Les négociations sociales restent suspendues


Quand un patron augmente ses salariés après avoir lu Piketty


Les 35 heures ont été efficaces contre le chomage, selon un rapport parlementaire


Syndicalisme: quand la CFTC est devenue CFDT


Le dialogue social et la CFDT mis à rude épreuve par la méthode Valls


La CFDT exclut toute remise en cause du compte pénibilité


CONFERENCE SOCIALE : Motion du Bureau du SYMETAL CFDT SUD FRANCILIEN


Allemagne : IG Metall mobilise pour la semaine de 28 heures et un nouvel accord salarial

Publié par Par France Inter le 08-01-2018

Le syndicat va multiplier les appels à la grève dans tout le pays à partir de lundi, pour faire pression sur le patronat avant le prochain tour de négociations salariales, le 18 janvier. Le syndicat demande une augmentation de 6% et la semaine de 28 heures.


Des petites actions au niveau local ont commencé dès mercredi en Allemagne. IG Metall a par exemple invité les salariés de Porsche à débrayer pendant une heure jeudi à l'appui des revendications salariale du syndicat de ce secteur qui emploie quelque 3,9 millions de salariés.

IG Metall a en effet commencé à négocier un nouvel accord de branche depuis le 15 novembre prochain. Et c'est seulement si la négociation échoue que le syndicat peut lancer des grèves d'avertissement.

Dans le nord du pays, l'antenne régionale d'IG Metall a lancé un appel à des débrayages de plusieurs heures dans plus de 140 entreprises à compter de lundi et jusqu'aux négociations le 18 janvier. "Nous voulons que les employeurs nous disent d'ici la fin janvier où nous en sommes", a explique le dirigeant de cette antenne régionale, Meinhard Geiken, S'ils refusent de bouger d'ici là, il envisage d'ores et déjà un vote sur des débrayages de 24 heures.

Des revendications salariales mais aussi sur le temps de travail

IG Metall demande une augmentation salariale de 6 %, tandis que l'organisation patronale Gesamtmetall propose une revalorisation de 2 % accompagnée du versement d'une prime de 200 euros au premier trimestre.

Pour Gesamtmetall, les métallurgistes gagnent déjà plus de 56 000 euros par an en moyenne (soit 4 600 euros par mois) et les augmentations salariales au cours des cinq dernières années représentent 20  %. L'an dernier d'ailleurs, IG Metall avait réussi à négocier une augmentation de 4,8 % des salaires des employés du secteur sur 21 mois.

La qualité de vie mise en avant

L'autre revendication centrale du syndicat porte sur la durée du travail. IG Metall veut qu'un salarié puisse abaisser son temps de travail à 28 heures par semaine, sans avoir à se justifier, et ceci pendant une période allant jusqu'à deux ans.

Pour le syndicat, pouvoir dégager du temps pour ses proches est une revendication logique, justifiée également par la flexibilité demandée depuis des années aux salariés : "la flexibilisation des horaires de travail dans les entreprises ne doit pas être un fardeau unilatéral supporté par les employés, eux aussi doivent pouvoir en faire usage", a dit Jorg Hofmann, qui souhaite que la rémunération, en cas de temps partiel, ne soit pas diminuée si l'employé aménage son temps de travail pour se consacrer à ses enfants, à un parent âgé ou pour se former. Une manière de répondre à l'objection patronale d'aggravation de la pénurie de la main d'oeuvre.

Gesamtmetall a jugé que ce projet est "illégal" et menacé de porter l'affaire en justice.

IG Metall est le principal syndicat des presque quatre millions d'employés du secteur de la métallurgie en Allemagne, vaste branche qui recouvre l'automobile, l'électronique, les machines-outils ou encore l'électroménager.

Lorsqu'il sera trouvé, le prochain accord dans la métallurgie donnera le ton de l'évolution des salaires dans toute l'industrie allemande.